Au 1er décembre 2017 les ouvrages de Roger CARO ne seront plus distribués par les Éditions de Massanne. Les coordonnées du nouveau distributeur seront affichées sur notre site dès que nous en aurons connaissance.

Roger CARO - Biographie Partie I

Partie  I

1911 – 1947

Une vie (presque) ordinaire

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« Car vois-tu chaque jour

Je t’aime davantage
Aujourd’hui plus qu’hier
 Et bien moins que demain »

(Texte de Rosemonde Gérard, gravé à l’intérieur d’un médaillon,

et que mon père citait souvent, sur des cartes ou des lettres adressées à ma mère)

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  • Marseille, le 23 mai 1937 (derrière une photo) : « Petite marguerite effeuillée que vas-tu me répondre ? Grâce à Dieu, si je n’ai pas satisfaction, j’ai encore tout un massif pour recommencer. Tendrement, Roger. »
  • Arles, 8 septembre 1937  (derrière une photo de ma mère, écrit par elle) :« Aimes-tu ? Ce… regard … lourd … de … Tendresse … Hum. Ton affectueuse Rithé qui … a peur !! »
  • 15 janvier 1938 : mariage de Mlle « Phi-Phi » Court (diminutif de Joséphine, sœur aînée de ma mère) avec Monsieur Etienne Méric.
  • Camp de la Gorra le 12 avril 1938 pendant la période militaire des 15 jours (écrit par mon père derrière une photo) :«  Voici pour m’Amour l’unique photo tirée pendant la période de 2ème réserve. Ce 12, j’étais de service « de jour ». C’est en surveillant la distribution des plats que le photographe m’a pris avec une pièce de mon groupe. Ton petit sergent qui t’adore, Roger. »
  • 8 mai 1938 : les fiançailles (textes écrits derrière photos) : « L’un contre l’autre, ta tête un peu sur mon épaule. Dieu fasse qu’il en soit ainsi, toujours. M’Amour, je t’adore, ton Roger »
    « Fiançailles resplendissantes de joie, d’allégresse, telle est la physionomie de ce groupe magnifique qui reflète si grandiosement notre beau 8 mai 1938. Ton fiancé chéri qui t’aime à la folie. Roger »
    « Francs comme l’or nos yeux n’ont point peur de se rencontrer. Ils ne peuvent qu’y lire franchise, et Amour. Le cadre de ces fleurs ne pouvait mieux t’aller ma Ri. Affectueusement à toi, ton fiancé tien, Roger. »
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    Menus du repas de fiançailles,
    rédigés pour M. Louis Court et Mme Louise Court (mes grands-parents maternels)
    par un convive facétieux (dont j’ignore l’identité)


    MENU (de Mme Louis Court)
    Hors d’œuvres avariés
    Pâtés glacés
    Macédoine
    Veau à la Navarraise
    Petits pois à l’américaine
    Poulet de Bresse manqué
    Salade de Maison
    Pièce glacée
    Bombe montée

        Petits Courts   


    Dragées Chewing-gum
    Vins
    Langogne – Blanc bec
    Vin vieux 1939
    Moscatto di canelloni
    Monsieur
    Café – Cognac
    Fiançailles officielles de Mademoiselle :Marie-Thérèse Gabrielle Court (petite-main)
    et de Monsieur Roger Caro
    Arles le 8 mai 1838

  • MENU (de M. Louis Court)
    Hors d’œuvres mariés
    Pâtés chauffés
    Macédoine
    Veau à la Navarraise
    Petits pois lourds
    Poulet de Bresse rajeuni
    Salade de Maison
    Bombe glacée
    Pièce à monter
    Petits Courts
    Dragées
    VINS
    Bourgogne – Blanc baptisé
    Vin vieux jeune
    Moscatto di Canelloni
    Café – Cognac
    Mousseux

    Fiançailles de Mademoiselle Marie-Thérèse Court
    et de Monsieur Roger Caro
    Arles le 8 mai 18921 


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mariage15 octobre 1938 : le mariage

«  Mois d’Octobre béni, tu as comblé mon âme,
     Par des Actes créés par nous autres humains
     Tu m’as donné un cœur, en ma petite femme
      Que je veux vénérer après ce doux hymen »,
Roger

(derrière une photo)


Arles, 15 octobre 1938 : menu du repas de mariage

    • Hors d’œuvre
      Jambon, saucisson, olives, beurre
      Merlan sauce mayonnaise
      Veau Marengo aux champignons
      Haricots verts à l’Anglaise
      Pintadons dorés
      Salade
      Dessert
      Pièce montée
      Bombe glacée
      Corbeille de fruits
      Biscuits fins
      Dragées
      Vin rouge
      Vin blanc
      Chateauneuf du Pape
      Mercier
      Café


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      [Discours écrit par un inconnu (je crois reconnaître l’écriture de ma mère dont j’ai conservé le cahier, manuscrit, de chansons), adaptable à tout mariage… et me semblant convenir au sien…]

      Chère Amie, cher Monsieur, chère Madame, ou chère Cousine, etc.

      Un noble patricien de l’antique Rome, mariant sa fille, disait à son gendre : « Mon fils, en vous donnant aujourd’hui mon enfant, je vous lègue un trésor. Ma fille est bonne ; ma fille est vertueuse : cela vaut plus que les richesses des Césars de Rome, des doges de Venise et des Princes de Carthage :…
      Cette phrase du patriarche me revient à l’esprit aujourd’hui, et je veux, à vous aussi, chère Madame, vous l’attribuer : je ne crois pas qu’elle puisse trouver une meilleure et plus juste application.
      Celle qui, ici, dans ce joyeux comité, est la reine de la fête, mérite hautement l’éloge d’un ancien. Bonne et vertueuse vous l’êtes, et d’une manière admirable.
      Et dans notre siècle d’égoïsme, quel touchant spectacle que celui de la fraternité, de la sentimentalité, à une époque surtout de matérialisme ! Si le monde est parfois ingrat, il est une puissance suprême qui régit l’univers et qui est juste : c’est la divine Providence ! Elle bénit les braves, et, tôt ou tard, aussi, Elle se charge de les récompenser !
      O Ciel, nous t’implorons ! Protège la jeune mariée ; bénis son union ! bénis son Epoux aussi. Il est bon, il est loyal ; il est digne de Celle qu’il a choisi pour être la compagne de sa vie ! Dieu de bonté, suprême majesté, donne-leur joie, santé, réussite ! Ils le méritent ! Et nous serons heureux s’ils le sont eux-mêmes : c’est le vœu le plus ardent de nous tous, parents, amis et invités !
                                                                    Arles …
      [1] Cette date fait bien entendu partie de la plaisanterie.