Alchimie - Éditions de Massanne

Editions de Massanne Articles Biographie de Roger CARO Prélude

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Prélude
Vie de R.
Ses Oeuvres
PV d'une expérience
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Ses Œuvres7

Sa vie d’écrivain commencée tardivement fut féconde. En 1953, il avait alors 42 ans, il écrivit Succès Pendulaires. En 1954, le Traité de Thaumaturgie pendulaire vit le jour. En 1955 il sortit un Cours de Thaumaturgie en 7 leçons et la même année il écrivit : De la valeur des lois en radiesthésie, livre qui clôtura ses écrits sur l’art pendulaire.
En 1961, il publia le Dictionnaire Alchimique de Kamala Jnana8 et se chargea de l’édition, ses amis Charlet étant trop occupés et trop éloignés pour le faire eux-mêmes, comme il l’était prévu initialement. Ce livre commençait la série des livres alchimiques qu’il écrivit aidé de quelques Sages.
En 1965 il vint habiter Saint-Cyr-sur-Mer9, petite ville de 3500 habitants environ. Il venait y chercher le calme, afin de poursuivre en paix sa mission inchangée depuis plus de 20 ans : « démontrer à un monde matérialiste la suprématie de l’Esprit sur la matière. » Là il écrivit un livre inspiré Les miracles ont aussi leurs lois. Ce fut aussi dans ce coin béni des « Angelots », sa villa de Saint-Cyr, que naquirent ses plus beaux livres en collaboration avec d’autres Adeptes :
En même temps il aidait les chercheurs sincères, et aidé de quelques Adeptes il enseigna les disciples aux cœurs purs, donnant gratuitement ce qu’il avait reçu gratuitement.
Il recevait de nombreux visiteurs intéressés par cette science divine … A chacun il donnait l’enseignement tant désiré malgré sa fatigue qui était bien grande certains jours.
En ces temps de matérialisme effréné, il souffrait de voir tant de jeunes si ardents et si pleins de promesses mal dirigés par des hommes sans scrupules.
Il savait que les temps étaient proches. Si les hommes ne se réformaient pas, si leurs cœurs restaient sourds et endurcis dans leurs pensées mauvaises, alors la loi s’accomplirait et un monde disparaîtrait dans un chaos indescriptible, créé par les pensées destructrices des hommes.

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Laetitia lui fit rencontrer un adepte canadien qui lui remit de la poudre alchimique. Roger Caro demanda à différents amis d’expérimenter cette poudre, entre autres le Dr X, M. A., R. R.11, etc.
Quelque temps après, une disciple du Maître, Mme N.12, fut désignée pour s’occuper d’Alchimie. Pendant près d’un an elle fit un travail de bénédictin, allant dans les bibliothèques, prenant des notes dans les vieux grimoires et les vieux bouquins des anciens philosophes. Puis un jour se trouvant fatiguée elle arrêta là ses recherches.
C’est alors que Laetitia chargea Roger Caro de cette mission, reprendre les recherches sur la Sainte Science et les mener à bien. Il devait acheter tous les livres et documents anciens traitant de cette science divine.
A cette époque il habitait un petit appartement de trois pièces à Marseille, avenue du Prado. Un jour, au cours d’une de ses expériences, il fit éclater une cornue, et cela aurait pu avoir de graves conséquences… heureusement il était protégé par ses guides célestes.
Le petit appartement dégageait périodiquement une odeur souvent pestilentielle, parfois Roger Caro mettait à l’intérieur de la bibliothèque un ballon arrivé au stade de la putréfaction, et des vapeurs s’exhalaient noircissantes et puantes.
Quand il avait bien travaillé ses guides venaient lui dire leur joie et l’encourager. Tous les vieux livres des anciens alchimistes qu’il put trouver chez les bouquinistes furent achetés ainsi qu’il le lui avait été demandé. Il les compulsa fiévreusement jour et nuit, mais les anciens alchimistes gardaient bien leur secret et mettaient un malin plaisir à égarer le chercheur bien souvent…
Neuf mois passèrent, le temps d’une gestation. Neuf mois de travail acharné, d’espoir, parfois aussi de lassitude, d’expériences et de prières vers le Père de toute Science.
Puis vint le jour inoubliable de la Victoire… Radieux et ému le Maître tomba à genoux et le cœur rempli d’amour remercia le Père de lui avoir donné la Connaissance.

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Une année, il partit avec sa femme et ses enfants en Bretagne et s’arrêta chez son beau-frère le Dr. Lesegretain, qui habitait Le Mans. Il arriva très fatigué, ayant dû le dernier jour conduire avec un seul œil, l’autre ayant eu brusquement la vision troublée.
Il se reposa une semaine au milieu de cette famille si accueillante et décida de poursuivre le voyage avec sa femme, laissant les deux enfants Daniel et Maryse13 une semaine chez leurs parents. Son œil était toujours aussi malade et le Dr. Lesegretain son beau-frère après un examen rapide lui conseilla vivement de retourner doucement à Marseille et de se faire examiner par un spécialiste, ajoutant que cette affection de la vue pouvait devenir fort grave et que peut-être même il risquait de perdre la vue.
Il partit quand même avec sa femme, vers le Mont Saint Michel. Ils s’arrêtèrent à Mayenne pour déjeuner. Tous deux étaient tristes et inquiets. Que réservait l’avenir ? Etait-il possible qu’il devînt aveugle ?
En descendant de voiture ils remarquèrent une grande église sur la place et décidèrent d’y aller prier. L’église était en réparation et de nombreux échafaudages s’y trouvaient. Ils se réfugièrent donc dans une petite chapelle tranquille dédiée à la Sainte Vierge. Une vénérable statue de N.D. des Miracles reposait sur son socle contre le mur. Un grand livre était posé sur une petite table au-dessous de la statue.
Tous deux adressèrent une fervente prière à N.D. des Miracles demandant la guérison de l’œil malade. Puis sa femme, comme poussée par une force inconnue, se leva et écrivit sur le grand livre, remerciant par avance pour la guérison de son mari. Ensuite elle prit de l’eau bénite qui se trouvait tout près de là et traça un signe de croix sur l’œil. A peine avait-elle terminé que son mari s’écriait : « Je suis guéri. » L’émotion des époux était telle qu’ils versèrent des larmes de joie et remercièrent de tout leur cœur N.D. des Miracles.
Ils sortirent de l’église le cœur débordant d’allégresse, et tout joyeux firent honneur à leur repas, avant de reprendre gaiement leur route vers le Mont-Saint Michel et la Bretagne, pays de sa femme née sur la Côte d’Emeraude à Dinard.
Depuis ce jour M. Caro, qui portait des lunettes, n’en eut plus besoin14.

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Au milieu des joies et des peines, ses guides célestes l’attiraient chaque jour un peu plus vers cet infini si pur et si lumineux. Sa vie fut remplie d’épreuves qu’il supporta avec une grande patience.
La plus dure fut certes le départ de la femme aimée vers cet au-delà de lumière15. Mais ensuite celle qui toucha le plus son cœur et lui fit verser bien des larmes amères fut l’abandon à une certaine époque de presque tous ses disciples et amis16. Longtemps avant sa bien-aimée Laetitia l’en avait averti.
Mais avec une foi et un courage admirable il continua à lutter et poursuivit sa mission.
Quelques années plus tard, le Ciel lui donnait la grande joie d’avoir de nombreux disciples, qui se multiplièrent et aidèrent les Frères qui cherchaient avec sincérité.

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